Plan strategique integré de lutte contre les maladies non transmissibles 2019-2023
Le Plan stratégique intégré de lutte contre les maladies non transmissibles 2019-2023 a été élaboré par la Direction Nationale de la Santé Publique, à travers le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (PNLMNT),avec l'appui financier de l'OMS. Il prend la suite du premier plan 2014-2018. Il constitue le document de référence pour des actions coordonnées, intégrées et synergiques de toutes les parties prenantes. Il vise à promouvoir la prévention, le dépistage précoce, l'accès équitable aux soins et la recherche, conformément aux Objectifs de Développement Durable 3.4, 3.5, 3.6 et 3.a.
Dans le monde, les maladies non transmissibles tuent chaque année 41 millions de personnes, soit 71 % des décès. Plus de 85 % des décès prématurés surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L'Afrique subit un double fardeau, celui de la malnutrition et celui de l'obésité. Les MNT devraient y dépasser les maladies transmissibles d'ici 2030.
Au Bénin, les enquêtes STEPS 2008 et 2015 montrent une baisse du tabagisme, de 8,7 % à 5,0 %, et de l'obésité, de 9,4 % à 7,4 %. L'hypertension artérielle recule, de 27,5 % à 21 %, mais la majorité de la population n'a jamais mesuré sa tension. La prévalence du diabète progresse fortement, passant de 2,6 % à 12,4 %. Les cancers les plus fréquents sont ceux du sein, du col de l'utérus et de la prostate. La faible consommation de fruits et légumes, l'excès de sel, la sédentarité et l'usage nocif de l'alcool restent des facteurs de risque préoccupants. Le pays manque de spécialistes et de structures de prise en charge, notamment en cancérologie, en pneumologie, en santé mentale et en gériatrie.
L'objectif général du plan est de renforcer et d'assurer la prévention et la prise en charge correcte des MNT. Il poursuit quatre objectifs spécifiques. Le premier est de créer un environnement favorable à la réduction de l'exposition aux facteurs de risque modifiables. Le deuxième est de renforcer le système de santé, en s'appuyant sur les soins de santé primaires et la couverture sanitaire universelle. Le troisième est d'intensifier la coopération internationale et la sensibilisation. Le quatrième est de renforcer les capacités, le leadership, la gouvernance, l'action multisectorielle et les partenariats.
Parmi les actions prévues figurent la communication pour le changement de comportement, l'intégration du sevrage tabagique dans les formations sanitaires, l'adoption d'une loi sur la santé mentale, la création de services de santé mentale dans les centres hospitaliers départementaux et la formation des agents de santé à la prise en charge des MNT.
Ajouté le | pdf | 765.4 Ko