Journée mondiale de la maladie de Parkinson : « Derrière chaque tremblement, il y a une personne » : sensibiliser, agir et mieux accompagner
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Le 11 avril marque la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, une occasion importante pour attirer l’attention sur cette pathologie neurologique encore trop méconnue. À l’échelle mondiale, plusieurs millions de personnes vivent avec cette maladie, dont la fréquence augmente avec le vieillissement de la population.

Au Bénin, sa prévalence est estimée à 0,89 %, soit environ 1 000 personnes pour 100 000 habitants. À travers cette journée, le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (PNLMNT) renforce la sensibilisation, encourage le dépistage précoce et promeut une meilleure prise en charge des personnes concernées.

Une maladie neurologique progressive aux multiples manifestations

La maladie de Parkinson est un trouble neurologique lié au vieillissement progressif du cerveau. Elle affecte les zones cérébrales impliquées dans le contrôle des mouvements et est associée à une diminution de la dopamine, un neurotransmetteur essentiel à la coordination des gestes.

Les premiers signes sont souvent discrets et s’installent progressivement. Ils peuvent se traduire par des tremblements, une rigidité musculaire, une lenteur dans l’exécution des mouvements ou encore des troubles de l’équilibre. Avec le temps, la maladie impacte de plus en plus la qualité de vie des personnes atteintes et peut évoluer vers une perte d’autonomie.

Au-delà des troubles moteurs, la maladie peut également entraîner d’autres manifestations telles que des troubles du sommeil, de la parole, de la concentration, de l’humeur, ainsi que des dysfonctions sexuelles. Cette diversité de signes contribue à rendre le diagnostic parfois tardif, d’où la nécessité de mieux faire connaître la maladie.

Facteurs de risque : ce que l’on sait aujourd’hui

Même si les causes précises de la maladie de Parkinson ne sont pas totalement élucidées, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés.

L’âge demeure le principal facteur, mais des éléments comme la prédisposition génétique ou l’exposition prolongée à certaines substances chimiques peuvent également jouer un rôle. Des études ont notamment mis en évidence un lien entre la maladie et l’exposition à certains pesticides ou produits toxiques.

Les traumatismes crâniens répétés pourraient également augmenter le risque, ce qui souligne l’importance de la prévention, notamment en milieu professionnel et dans certaines activités à risque.

Prévenir et protéger sa santé au quotidien

Adopter un mode de vie sain constitue un levier important pour préserver les fonctions cérébrales et réduire certains risques. Dans cette dynamique, la promotion de la santé s’appuie sur des repères simples et efficaces, notamment à travers la formule 0-0-5-30-3P, qui traduit en actions concrètes les recommandations scientifiques :

  • 0 tabac, 
  • 0 alcool
  • 05 portions de fruits et légumes par jour
  • 30 minutes d’activité physique quotidienne
  • 3P : Une alimentation peu salée, peu sucrée, peu grasse

Maintenir une activité intellectuelle et sociale régulière est tout aussi essentiel. Stimuler le cerveau permet de préserver ses capacités sur le long terme.

Prise en charge : améliorer la qualité de vie

Même en l’absence de traitement curatif, les avancées médicales permettent aujourd’hui de mieux contrôler les symptômes de la maladie de Parkinson. Les traitements visent principalement à compenser le déficit en dopamine et à améliorer le confort de vie des patients.

La prise en charge repose également sur une approche globale incluant la rééducation, l’activité physique adaptée et un accompagnement multidisciplinaire. Cette approche permet de préserver l’autonomie et de ralentir l’évolution de la maladie dans la vie quotidienne.

Un suivi médical régulier, associé à un accompagnement psychologique, est essentiel pour aider les patients et leurs proches à faire face aux défis liés à la maladie.

Changer le regard et renforcer la solidarité

Vivre avec la maladie de Parkinson ne se limite pas aux symptômes physiques. Elle impacte aussi la vie sociale, familiale et émotionnelle des personnes concernées.

Lutter contre les idées reçues, favoriser l’inclusion et promouvoir un environnement bienveillant sont des enjeux majeurs. Une meilleure compréhension de la maladie permet de réduire la stigmatisation et de renforcer le soutien communautaire.

À travers ses actions, le PNLMNT invite chacun à s’informer, à faire preuve d’empathie et à contribuer à une société plus inclusive, où chaque personne peut vivre avec dignité.

Événement
Date: 11 avr. 2026 Lieu : Bénin

Journée mondiale de la maladie de Parkinson

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