Le mois de Ramadan est un moment de spiritualité, de partage et de discipline personnelle. Il représente aussi un changement important dans les habitudes alimentaires et le rythme de vie. Bien préparé, le jeûne peut avoir des effets bénéfiques sur la santé. En revanche, une mauvaise organisation ou des comportements alimentaires inadaptés peuvent exposer à des risques, notamment chez les personnes vivant avec des maladies chroniques. À l’approche du Ramadan, il est donc essentiel d’adopter de bonnes pratiques pour préserver sa santé tout au long du mois.

Ramadan et changements dans l’organisme
Le jeûne prolongé, de l’aube au coucher du soleil, entraîne des modifications dans le fonctionnement du corps. L’organisme puise dans ses réserves d’énergie et adapte son métabolisme. Ces changements sont généralement bien tolérés chez les personnes en bonne santé, mais ils peuvent devenir problématiques en cas de déséquilibres alimentaires, de déshydratation ou de pathologies non suivies. C’est pourquoi le Ramadan doit être abordé comme une période qui nécessite anticipation, modération et écoute de son corps.

Adapter les traitements médicaux pendant le jeûne
Les personnes sous traitement médical doivent impérativement consulter un professionnel de santé avant le début du Ramadan. Certains médicaments nécessitent une adaptation des horaires ou des doses afin d’éviter des complications. Cette précaution est particulièrement importante pour les personnes vivant avec le diabète, l’hypertension ou d’autres maladies chroniques. Le jeûne ne doit jamais se faire au détriment de la santé.

Hydratation et activité physique : des alliées indispensables
La déshydratation est l’un des principaux risques pendant le Ramadan. Il est conseillé de boire régulièrement de l’eau entre "l’iftar et le suhoor," sans attendre la sensation de soif. Les boissons sucrées doivent être consommées avec parcimonie.

L’activité physique, quant à elle, ne doit pas être abandonnée. Des exercices légers comme la marche, réalisés après la rupture du jeûne ou en début de soirée, contribuent au bien-être général et à la prévention des maladies non transmissibles.

Adopter une alimentation saine pendant le Ramadan
Une alimentation équilibrée est la clé d’un jeûne bénéfique. Les repas de "l’iftar et du suhoor" doivent apporter les nutriments nécessaires sans excès.
Il est recommandé de :
- Limiter les aliments trop gras, trop sucrés et trop salés, souvent consommés en grande quantité pendant cette période.
- Privilégier les fruits et légumes, riches en fibres, vitamines et minéraux.
- Consommer des protéines maigres (poisson, légumineuses, œufs) pour maintenir l’énergie.
- Opter pour des féculents complexes (riz, mil, maïs, céréales complètes) qui assurent une satiété durable.
La modération reste essentielle : manger lentement et éviter les excès permet de prévenir les troubles digestifs et la prise de poids.
Pourquoi se faire dépister avant le Ramadan ?
Le dépistage, notamment du diabète, est une étape essentielle avant d’entamer le jeûne. Il permet d’identifier précocement une maladie parfois silencieuse et d’adopter les mesures nécessaires pour jeûner en toute sécurité.
Un dépistage précoce contribue à :
- Réduire les risques de complications pendant le jeûne.
- Adapter l’alimentation et les traitements si besoin.
- Préserver la santé sur le long terme.
Un Ramadan placé sous le signe de la prévention
Jeûner en bonne santé est possible lorsque l’on se prépare correctement. En adoptant une alimentation équilibrée, en restant actif, en s’hydratant suffisamment et en effectuant un dépistage avant le début du mois, chacun peut vivre un Ramadan bénéfique pour le corps et l’esprit.
Le PNLMNT encourage la population à faire de la prévention une priorité, même pendant le Ramadan, et à se rapprocher des centres de santé pour des conseils et un suivi adaptés.